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24 février 2013

706 - C'EST MOI !

François Hollande rencontre en secret Nicolas Sarkozy. Il lui demande :
- "Comment avez-vous fait pour vous entourer de gens intelligents ?"
Sarkozy lui répond :
- "C'est très simple. Je les tiens constamment en alerte..... Je leur fais passer régulièrement des petits tests, pour être bien sûr que leur intelligence reste vive."
Hollande est stupéfait :
- "Ah oui ? Comment faites-vous cela ?"
Sarkozy s'empare du téléphone. Il dit à Hollande :
- "C'est très simple, je vais appeler Fillon".
- "Bonjour François !"
- "Bonjour Nicolas !"
- "François, j'ai un petit test d'intelligence pour toi : c'est l'enfant de ta mère et de ton père, mais ce n'est ni ton frère ni ta soeur. Qui est-ce ?"
- "Fillon répond : - "C'est moi !"
Sarko lui dit :
- "Bravo, c'est juste ! Merci François, à la prochaine."
Il raccroche.
Hollande est impressionné.
De retour à son domicile, il décide de mettre en pratique la technique de Sarkozy.
Il téléphone à Ayrault:
- "Bonjour Jean-Marc, c'est François ! J'ai un petit test d'intelligence pour toi."
Ayrault : - "O.K. Vas-y."
Hollande : "C'est l'enfant de ton père et de ta mère, mais ce n'est ni ton frère ni ta soeur. Qui est-ce ?"
Ayrault : "Oh ! Attends un petit peu. Je n'étais pas préparé à cette question. Je note. Laisse-moi quelques minutes pour réfléchir. - Je te rappelle. D'accord ?"
Hollande : "Pas de problème !"
Ayrault s'empresse alors d'appeler Montebourg:
- "Bonjour Arnaud, c'est Jean-Marc. Je ne sais pas ce qui lui prend, mais François vient de me faire passer un test.
Veux-tu bien m'aider ?"
Montebourg : - "Pas de problème, énonce-moi la question."
Ayrault : - "C'est l'enfant de ton père et de ta mère, mais ce n'est ni ton frère ni ta soeur. Qui est-ce ?"
Montebourg : - "C'est moi !"
Ayrault : - "Aaah, ok, merci Arnaud !"
Puis il s'empresse de rappeler Hollande.
- "François, tu peux me reposer ton énigme ?"
Hollande : "Ok. C'est l'enfant de ton père et de ta mère, mais ce n'est ni ton frère ni ta soeur. Qui est-ce ?"
Ayrault: - "C'est Arnaud Montebourg !"
Hollande : - "Perdu ! C'est Fillon !!!!!!!!!!!!"

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4 janvier 2012

119 - Révélation.

Mon non-sens civique ayant été récemment mis à mal, j'ai enfin pris conscience de mon irresponsabilité face aux enjeux majeurs qui se profilent prochainement dans notre pays et à la possible alternance salvatrice qui va changer radicalement notre quotidien, n'en doutons pas. J'ai donc décidé de m'inscrire sur les listes électorales et, concomitamment, de réserver pour le 21 avril prochain une table Au trou gascon dont le célèbre cassoulet aux haricots tarbais est l'une des spécialités. Le lendemain je pète toute la journée dans l'isoloir.

22 décembre 2011

109 - Critique-éclair.

Je tiens à remercier G. Balland qui m'a suggéré de me lancer dans la critique-éclair des bouquins que je lis (voir le livre d'or de Sucrebleu). Je vais donc commencer par mes deux dernières lectures, Jean-Louis Fournier - "Poète et paysan" : c'est nul, Andrea H. Japp - "L'alphabet d'Edmond" : c'est bien.

2 février 2012

200 - Top albums !

EDWYN COLLINS - "GORGEOUS GEORGE" (extrait)

THE CLASH - "SANDINISTA" (extrait)

ALAIN BASHUNG - "FANTAISIE MILITAIRE" (extrait)

THE BEATLES - "WHITE ALBUM" (extrait)

THE CURE - "MIXED UP" (extrait)

BRIAN ENO - "ANOTHER DAY ON EARTH" (extrait)

DAVID BOWIE - "LOW" (extrait)

LOU REED - "TRANSFORMER" (extrait)

BJORK - "DEBUT" (extrait)

16 février 2012

227 - Questionnaire.

J'ai été tagué par Esterina !!!

1 - Quel est mon CD préféré ?
Voir le post n°200 de ce blog.

2 - Suis je chien ou chat ?
Je suis horrifié par l'impudeur des chiens.

3 - Jeter un bouquet de fleurs quand il est fâné ?
Non, les faire sécher avant qu'elles ne soient complètement fanées. Mais je n'ai plus que des fleurs artificielles.

4 - Les chaussures plutôt Leboutin ou Kickers ?
Plutôt Doc Martens.

5 - Comment est mon sac à main préféré ?
Je me demande si ce questionnaire est destiné aux hommes. Esterina : moi c'est pagenas, pas pagenasse !

6 - Aimes-tu que ce soit un homme ou une femme qui fasse les avances pour la drague ?
En tant qu'hétérosexuel, j'aurais une nette préférence pour que ce soit plutôt une femme qui me drague. Petite parenthèse, j'ai horreur du mot "drague".

7 - Faut-il casser sa tirelire (puisqu'elle ne s'ouvre pas) ?
C'est quoi une tirelire ?

8 - Quelle est la bêtise la plus stupide que j'ai faite ?
S'il n'y en avait qu'une... essayer et ré-essayer de vivre avec quelqu'un. Je crois avoir enfin compris que je ne suis pas fait pour ça.

9 - Si ton chéri oublie la St valentin que fais tu ?
Je n'oublie pas... mais je ne suis plus son chéri.

10 - Comment sont les cadres dans ton salon ?
Accrochés au mur.

11 - Quel est ton type d'homme ?
Bon, je vais quand même répondre pour "type de femme" au lieu de "type d'homme". Je privilégie avant tout le visage, puis la silhouette générale.

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24 janvier 2012

184 (2008)

Entendez-vous frétiller ces refrains bleutés
ils se gargarisent de sève
batifolent d'une ardeur des braves
se galvanisent d'un fer à déssouder l'acier
cette assiettée sans fin
d'un embonpoint de feu
je la porte à mes lèvres
l'absorbe d'un jet
tel un succinct sorbet de vie
une ultime offrande aux helvètes
d'une neutralité sans faille
qui m'assaillent et me stressent
mais me laissent interdit
aux sens aigus de leurs accents

j'imagine sans peine
une flopée d'archanges
flanquée de mélopées à chier
de gospels à tarte
et de psaumes des mains
bougeant leurs culs d'airain
au rythme des goupillons

mais laissons là ces vibrants fossiles
qui de canards se contentent
je ne veux que l'or de ses reins
pour déglacer ses seins
pour inonder ses fesses
pour clamer à qui veut l'entendre
je pense donc je dépense
mieux vaut crever heureux
que de vivre pour survivre
laissez-moi me cigaliser en paix
en enculant les fourmis
qui de vie n'auront que concessions
dans les allées austères
d'un quelconque mouroir
vide du miroir de ses yeux

je ne trépasserai pas ici
je ne passerai plus qu'en elle
quitte à brûler mes ailes
en me métroïsant

20 janvier 2012

175 - A la grève !

En réson d'un arret de travaille d'une parti du personelle nous vous invittons a vous faire chié sur la 5 de Betovène.

Veuillez nous pardonner pour la gène occasionnée ainsi que pour l'orthographe et la grossièreté de l'employé qui a été chargé de rédiger cette annonce - Le rédacteur en chef. 

PS : n'empêche que oui, c'est très chiant.

18 décembre 2011

102 - ABC.

Alors qu'aujourd'hui tout parait calme,
Bien des regrets se terrent ici.
Chaque mot couvre des maux, même si
De drôles d'images parfois s'insinuent :
Espiègleries d'espoirs déçus.
Fuite en avant, cuites éperdues
Grandiloquence ou discrétion.
Humour ou émotion...
Il serait temps de mettre un terme à tout ceci,
J'en suis bien conscient.
Kerouac me ferait bien prendre la route,
La route d'un passé décomposé,
Mais je ne discerne plus le chemin,
Noyé qu'il est de ronces et de larmes.
Oiseux
Poème
Qui me
Ressemble...
Souriez fantômes, vous êtes près de moi et
Toi aussi quand dans ma main,
Une
Vodka, un
Whisky ou un
Xéres
Y
Zonent.
16 décembre 2011

100 - Sans.

Sussurer sans cesse çon spleen sur çes seins sucrés-salés si sensuels, sous çon sourire soyeux, çes cils satinés, çes silences subtils, ça sérénité. Ce soir çes savoureux soupirs soufflent sans suite sur ça soudaine solitude, çes serrements, çes sensations, çes sentiments, çe sont sauvés, c'est çon souci, çes souffrances, çon supplice. Stop sa suffit.

25 novembre 2011

72 - Paul et Mick.

Cake chose qui me fout grave les boules : comment peut-on qualifier le violeur/assassin d'Agnès de "présumé innocent" ? Cette dernière serait-elle "présumée victime" ???

Et puis, pendant qu'j'y suis, ya aut'chose qui me boulifie, mais quand même moins grave : les gens qui ne passent ici que pour lire les comms des autres.

1 novembre 2011

36 - L'optimiste.

Le monde est merveilleux et les gens tellement gentils ! Tout est si beau ! Cette fraternité qui nous unit, cet amour de chaque instant, les phoques et les sous-bois, les fraises et les kiwis ! Profitons de chaque instant que Dieu nous offre ! Parcourons la Terre le sourire aux lèvres et le coeur sur la main ! Et faites-moi penser à changer mon pansement, je me suis fait lobotomiser cette nuit.

26 octobre 2011

23 - L'OGM.

A la place de cette fichue cactée déjà fanée, il avait planté sa main gauche dans la terre encore humide. De l'autre, il l'arrosait régulièrement tout en notant l'apparition de minuscules bourgeons sur le poignet, le coude, puis l'épaule. En quelques semaines toute la moitié gauche de son corps devint une prairie verdoyante où sa main droite aimait s'y détendre entre deux arrosages. Tout ceci finit par parvenir aux oreilles des bio-écolo-intégristes : en tant qu'OGM on le détruit demain.

17 octobre 2011

7 - Nuit.

Un poisson rouge et un arbre se rencontrèrent en vrac. Ils se firent des promesses éternelles - Je prendrai soin de ton eau - Je prendrai soin de ton air - et, jusqu'à la nuit tombante, ils roulèrent nageoires contre feuillage, se murmurant des tendritudes. Mais la nuit fut implacable, ils s'y perdirent sans un mot.

15 octobre 2011

3 - Quotidien.

Il déambule amer sur le rivage inquiet. Les goélands le narguent, les embruns lui scotchent les pores, les galets hurlent sous ses pas, un crabe hirsute lui grimace un sourire pince-sans-rire. Le ressac est foudroyant et la mer vindicative. Il pense à ces endroits qu'il ne reverra plus, à ces instants qu'il ne revivra plus. Dormir.

27 juillet 2012

484 - PROUST 2.

Le principal trait de mon caractère : l'optimisme béat.
La qualité que je désire chez un homme : son intérêt pour le sport en général et le foot en particulier.
La qualité que je préfère chez une femme : la douceur (des orifices).
La qualité que j'apprécie le plus chez mes amis : qu'ils m'apprécient.
Mon principal défaut : Aucun.
Mon occupation préférée : la masturbation.
Mon rêve de bonheur : me masturber deux fois de suite.
Quel serait mon plus grand malheur : le retrait de la vente du beurre de crabe.
Ce que je voudrais être : un caniche nain.
Le pays où je désirerais vivre : en Corée du Nord.
La couleur que je préfère : le rose-bonbon.
La fleur que j'aime : les chrysanthèmes en plastique.
L'oiseau que je préfère : le dodo.
Mes auteurs favoris en prose : Musso, Lévy, Montherlant.
Mes poètes préférés : Aragon, Nicole de Rothschild.
Mes héros favoris dans la fiction : les pieds nickelés, le petit prince.
Mes héroïnes préférées dans la fiction : Chantal Duras, Simone Bachelot.
Mes compositeurs préférés : André Rieu, Yvette Horner, Rika Zaraï.
Mes peintres favoris : ceux qui peignent avec les pieds comme Louis Cane et Buffet.
Mes héros dans la vie réelle : J.-L. Mélenchon, F. Castro, Pie XII.
Mes héroïnes dans l'histoire : la mère Denis, soeur Térésa.
Mes noms favoris : les noms communs.
Ce que je déteste par-dessus tout : les endives au jambon et les questions à la con de Proust.
Caractères que je méprise le plus : les majuscules.
Le fait militaire que j'estime le plus : le défilé du 1er mai sur la Place Rouge.
La réforme que j'admire le plus : la prolongation de la garde à vue.
Le don de la nature que je voudrais avoir : être hermaphrodite les années bissextiles.
Comment j'aimerais mourir : en épectase.
Etat présent de mon esprit : frappeur.
Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : uniquement les miennes.
Ma devise : "E pericoloso sporgersi".

23 novembre 2011

70 - Jeunèse.

Si vous avez assez de temps à perdre pour tout lire je vous offre une photo de moi en jupe droite (dédicacée *).

 05-04-09 - Le doute l'a envahi. Là. Au coin de sa rue. Il se fige, n'ose plus faire un pas. Vers où d'ailleurs ? Est-ce bien le "coin de sa rue" ? Qui sont tous ces gens qui le saluent ? Cette femme qui l'embrasse ?... Il voudrait fuir, se terrer, se soustraire, s'oter. Mais ne peut faire un geste. Un pigeon fiente sur son nez, les gosses lui lancent des amandes, un agent l'invective :

- "Vous ne pouvez rester là !".

- "Mais où est la sortie ?".

Et puis la nuit s'écroule sur lui, le laissant vaporeux, brouillardesque, nuageant. Il flotte de réverbères en néons et se retrouve tout en haut d'un clocher, caliné de girouettes, bercé de gargouilles. Quelques gouttes de pluie ruissellent entre ses doigts et se perdent dans ses paumes. Un repère néanmoins : il est 21h00 à l'horloge muette. A ses pieds. Il va attendre le jour pour prendre une décision. Il s'endort les joues creuses.

05h37, une poule aux yeux d'or le caresse de ses plumes, lui cliquète des cot-cot et l'éveille en beauté. Il n'est plus rien ! Il est tout ! Il ne reconnaît plus rien ! Il connaît tout ! Le délicat suintement des lys le fait cambrer d'aise. La rosée des vents le submerge. Il petit-déjeune d'une fraise des bois en aspirant le suc d'une pensée accroupie, offerte. Plus de métro, plus de bureau et il ne dormira plus. A partir de maintenant il va découvrir le monde, son monde. Qu'il crée à son image. Dieu ? C'est lui désormais. Omni pas présent, Omni pas potent. Juste un petit bout de chair en quète de merveilles. Une Alice, un Robinson, déserteur et lapinesque. Un créateur malin. Un espiègle stratège. Rien de divin dans ses desseins, que de l'ici, du maintenant. A foison.

Par où commencer ? Par quoi commencer ? Une libellule, une cathédrale ? Une renoncule, un business-man ? Un plan : obligatoire ! Ne rien omettre pour ne froisser personne. Ni l'étoile qui rôde ni la discrète daphnie. Du demi quark à l'infini personne n'échappera à son envie de vie ! Mais sans ordre, un plan sans ordre, oui. Au gré de ses déambulations, sans accorder plus d'importance aux feuillages d'un chêne qu'à l'ivoire d'une dent, aux atours d'une reine qu'au labeur d'une fourmi, à un show-room mondain qu'aux lueurs de l'aube.

06-04-09 - Pas de longue barbe, pas d'éclairs dans les cheveux. C'est un Dieu banal au regard curieux. Sapé Tati, teint lavabo, fluet pas fluo. Il ne se fait pas prier. Chez lui c'est partout et il n'a plus de nom. Il est hésitant, indécis, circonspect : ne plus faire d'erreurs ! Un monde parfait voilà son but.

S'en prendre au temps d'abord : exit montres et pendules, horloges et trotteuses, chronomètres, sabliers, métronomes, compteurs et pointeuses. Terminés les "Quelle heure est-il ?", "Pardonnez mon retard...". Tout baigne désormais ouateux, serein, au gré de chacun. Vous voulez le soir ? Le voilà ! Un peu de nuit ? Elle est à vous ! Le temps n'existe plus ou plutôt, il est à votre disposition, étirable, élastique, relatif, individuel. Les heures sont des secondes, les semaines des ères et vous tous devenez immortels, figés depuis ce premier matin dans l'état où vous étiez, où vous êtes, où vous serez. Les roses ne fanent plus, les papillons font n fois le tour du monde et les fossoyeurs ne fossoient plus. Et puis c'est tout pour (aujourd'hui) toujours...Car aujourd'hui n'existe plus... C'est demain, c'est hier, c'est tout le (temps).

07-04-09 - Et puis, le temps d'un instant, d'un soupir ou d'une éternité, il s'occupa des animaux (les carpes furent poilues, les requins saumonés, les girafes raccourcies, les lions bengalisés, les écrevisses écrouées, les thons bonifiés, les chiens caressés de chats, tous les pigeons furent voyageurs, les uni-cellulaires pluri-cellularisés, les ânes débâtés, les lamas dalaïsés, les ongulés incarnés, les kangourous en slip, ...), des autres animaux qu'on surnomme "l'Homme" (les femmes toutes charmantes, les dictateurs pulvérisés, les cuisiniers aromatisés, les castrats décastrés, les politiciens dégroupés, les morts ressuscités, la racaille satellisée, les machos tutuïfiés, les magnats magnanimes, les mécènes innombrables,...), des autres règnes (les marguerites non-effeuillables, les pierres moussues, les phares de toutes les couleurs, les astres clignotants, tous les feux rouges au vert, les galets transparents, les iles flottantes obligatoires, les caries interdites, les enclumes innocentées, les murs caoutchouteux,...) et s'endormit rêveur en complétant ses listes de hors-d'oeuvre.

Une foule cosmopolite et bigarrée surveillait ses paupières, attendait son éveil...

- "Et moi, je deviens quoi ?" quémande la fermière.

- "Je te couvre de sucre !"

- "Et moi, je deviens quoi ? chante le caillou.

- "Je te cabrellise !"

- "Et moi, je deviens quoi ? siffle le serpent.

- "Tu es aux pommes !"

...

Toutes et tous repartir ravis, comblés, le sourire aux oreilles, fiers d'être redessinés pour leurs nouveaux destins. Quelle nuit ensoleillée !

Et puis... De jeunesse en genèse, ce jeu ne lui plut plus et, sans défaire, sans détruire, il partit le dos courbe vers d'autres desseins à animer, quelques ombres à déporter.

 

(* la photo, pas la jupe)

23 décembre 2011

110 - Chicotons.

Les cimetières se vident dans ma bouche y laissant un goût de cendres tièdes et en chiquant les morts qui mordent mes chicots j'étripe les revenants de retour des tripots qui remontent en sursaut le long de mes naseaux pour se noyer blafards dans mes cornées humides en striant mes iris de visions d'au-delà en un bouillonnement cru qui me laisse sur le cul.

4 décembre 2011

84 - (2008)

Je rêve d'un subterfuge aquilin
d'une audacieuse aubaine
qui me fera danser d'aurore en aube
je serai boréalement islandais de coeur
la mine élucidée et les fleurs assourdies
quiconque m'ironisera
illico sera transformé en pâte à cake
à surgeler vite fait entre les gelées d'cons
et les coings à gerber
la nuit s'annonce fertile
de fibres d'ovaires en ouate de sépulcrose
je la veux excessive positive et nubile
emplie d'auras des champs
et de fièvres malignes
j'encombrerai vos rires
de caries en syllabes
de trous verts en trous balourds
de la pulpe d'une ère
aux confins d'un pruneau
du diamant d'une rivière
aux prémisses d'un puceau
et rire et rire et rire
de notre peu de temps
de cette vie éphèmère à boire goulûment
sans paille et sans faillir
aux détours de ta taille
même si le train déraille
que foutre de durer
seul l'instant est roi
et d'asperge en persil
d'une auberge à tes cils
j'irriguerai tes sens
d'un carburant sans plomb
d'une essence interdite
d'une vision d'azur
qui me fera fougueux
comme un fou comme un gueux !
30 octobre 2011

32 - Rien.

Un parfum de sous-bois trottine dans sa tête. Son ombre flotte et se disperse le long des chemins creux, au gré des vents incertains. Il l'inhale paupières closes, dégustant chaque bribe de ses reflets épars. L'effluve s'évapore soudain, à tire d'elle, le laissant lassé là, au détour d'un plus rien.

9 juin 2012

413 - Souffrance.

Tel un fruit déconfit
il s'avance sur un quai de gare à lui
ses pensées sont aphones
ses gestes inaudibles
son train-train de minus
le laisse planté à plat
les os humides
les yeux cernés de cuir
il attend une rame

seul un
"en raison d'un accident grave de voyageur le service est fortement perturbé"
peut le sauver
un autre déconfit
levé plus tôt que lui

(texte de 2008 ressorti suite à cet article de Pastelle)

23 janvier 2012

180 (2008)

Dans le métro de Venise
je nage à contre-courant
pour retrouver ma belle
qui poinçonne fredonnant
des allées de fruits frais
des retours de frissons
elle est vêtue de nuit
et m'attend en silence
au détour des lagunes
de Florence ou de Sienne
sous un fier clair de lune
je la prends sans attendre
parcourant monts et prairies
de sa carte du tendre
tandis que ses mains d'or
néantisent ma grisaille
en soutirant soupirs
de mes lèvres sur les siennes

28 janvier 2012

189 - Les blagues du samedi.

"Il y a toutes sortes de suicides. Se laisser mourir est sans doute le plus commun de tous. Se laisser vivre revient peut-être au même. Ça dépend du tempérament. Les gens actifs se tuent, les autres sont trop paresseux." - Claire de Lamirande (Le grand élixir)

"Un livre est un suicide différé." - Emil Michel Cioran (De l'inconvénient d'être né)

"L'idée du suicide est une liberté, la tentative de suicide une soupape, et la pulsion qui mène au suicide un acte incontrolable précédé d'un choix sans cesse reporté." - Chantal Debaise

"Le suicide est la seule preuve de la liberté de l'homme." - Stig Dagerman (Le serpent)

"Les romantiques furent les derniers spécialistes du suicide. Depuis, on le bâcle..." - Emil Michel Cioran (Syllogismes de l’amertume)

"La possibilité du suicide procure un calme qui permet de faire front quand les nuits sont longues." - Ronald Wright (Chronique des jours à venir)


"C'est moins définitif que le suicide de se saouler la gueule, mais ça revient au même." - Robert Malaval

"Le suicide, c'est l'ultime expression de la liberté. De savoir que l'on peut choisir sa mort, ça aide à vivre." - Guy Bedos (En attendant la bombe)

"Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie." - Albert Camus (Le Mythe de Sisyphe)

"Suicidez-vous jeune, vous profiterez de la mort." - Pierre Desproges (Vivons heureux en attendant la mort)

"Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer." - Antonin Artaud (Van Gogh ou le suicidé de la société)

"Que le suicide serait aisé s'il n'y avait la famille. Et sa propre lâcheté..." - Pagenas (Entre deux captures)

 

17 décembre 2011

101 - Meilleurs voeux.

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13 décembre 2011

95 - Fait beau hein ?

Il serpente en gloussant rauque,
des bulles d'écume au coin des lèvres,
du varech bleu dans ses doigts gourds.
Il ne connait plus de trève
sur cette grève perlée d'ivoire
que nul ne saurait plus accoster.
Il tente encore de se panser
en s'épanchant de ses pensées
sur quelque galet humide,
quelque grain de sable rouillé,
et puis renonce le front vaincu,
le fond des yeux vacillant,
l'haleine perdue.
28 novembre 2011

76 - (2008)

Ce matin,
une mélopée syncopée
s'échappe de mes lèvres tuméfiées.
Nul ne l'écoute, nul ne me voit.
SDF comme on dit.
En transit, transi, transparent,
fixé, crucifié, sur ce banc,
mon domaine visible, risible intimité.
Rivé entre deux vins, les mains tremblantes,
les pieds en sang, dessus, dessous.
L'odeur et l'impudeur
qui gènent les passants
m'indiffèrent désormais.
Je tousse, éructe et vomit,
je m'animalise sauvagement.
Je ne mendie plus.
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